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Vide, manque et angoisse existentielle : de quoi avons nous vraiment besoin ?

Que cache le sentiment de vide, cette angoisse existentielle qui nous taraude parfois ? Que recherchons-nous éperdument ? Quel manque profond nous rend si dépendant(e) à des personnes, à des substances, à des comportements, à des choses matérielles ?



Qu'est-ce qui nous manque ?


La question est vaste, nos failles sont multiples, mais il me semble qu'au fond la seule chose que nous ayons perdu, la seule chose qui nous manque et que nous devrions intensément rechercher, sans relâche, c'est notre être profond. Nous ne cessons de nous fuir nous-mêmes. Nous cherchons à nous divertir pour oublier notre angoisse du vide. Mais cette fuite en avant ne mène souvent nulle part.


Sans une connexion à Soi, impossible de donner du sens à notre existence, impossible de nous relier profondément aux autres et au monde. Tout semble plat et inutile. Rien n'a vraiment de goût ni d'intérêt.


Pourtant, là où nous voyons le vide, tout est rempli de vie. Il suffit de réussir à ramener son attention vers l'intérieur pour mieux percevoir le monde extérieur.


Comment se reconnecter à Soi ?


Inutile de rechercher cette connexion manquante dans la profusion de biens matériels, de nourriture, de drogues ou d'alcool, ni même dans l'accumulation de relations superficielles ou la collection de sensations ou de sentiments compensatoires. Il faut seulement la rechercher en soi.


Pour cela, il est nécessaire de se ménager des temps de solitude, alternés avec des moments de partage et d'échange.


Les autres peuvent nous aider à nous rencontrer nous-mêmes, mais uniquement lorsque la relation est sincère et sans fards. L'autre est toujours un miroir. Si nous lui présentons un visage masqué, il nous renverra une image faussée ou tronquée de nous-mêmes. Il peut aussi projeter sur nous ses propres doutes, ses peurs, ses désirs, ses attentes, qui viennent rajouter de la confusion dans notre perception de qui nous sommes.


C'est pour cela que des moments de solitude sont nécessaires pour partir à la rencontre de Soi. Pour être bénéfique, la solitude doit être abordée non comme une punition ou une souffrance mais comme un temps privilégié de retour aux sources. Elle peut s'articuler autour d'une activité créative ou sportive, de voyages ou de flâneries, de jardinage, de bricolage ou de contemplation. Quelle que soit l'activité ou l'absence d'activité, il faut simplement veiller à se ménager assez d'espace intérieur pour laisser surgir l'inattendu, pour laisser jaillir des parts de soi inexplorées et les visiter avec curiosité.


Comment une thérapie peut-elle aider à se reconnecter à soi-même ?


La thérapie permet déjà de s'accorder un temps consacré exclusivement à ce retour à soi, dans un espace préservé de toute perturbation extérieure.


Ensuite, la relation thérapeutique va devenir un moyen de voyager en soi. La ou le thérapeute compétent(e) s'abstient de projeter sur le patient ses attentes, ses doutes, ses peurs, ses désirs. Par son écoute, son attention et ses questionnements, il lui sert de miroir bienveillant, pour lui permettre de s'observer, de se découvrir avec de plus en plus de netteté et d'honnêteté. Le but d'une telle exploration de soi est d'apprendre à se connaître, puis à s'accepter, sans se juger ni culpabiliser pour ce que l'on est, ni se blâmer pour ce que l'on n'est pas.


La connaissance de soi n'a pas pour but de mener à une perception figée et définitive de qui nous sommes. Au contraire, l'acceptation lucide de la réalité est la première étape sur la voie du changement. C'est par la connaissance de soi qu'il est possible de changer ses habitudes et ses mecanismes de pensées. Rien n'est gravé dans le marbre. L'être est en perpétuelle évolution. C'est ce qui rend la vie si passionnante !


La ou le thérapeute ouvre avec le patient des portes qui lui révèlent de nouvelles voies intérieures à explorer, pour grandir intérieurement, pour changer de regard sur les causes de sa souffrance, pour prendre la pleine responsabilité de sa vie, accepter ce qui ne peut changer et agir sur tout ce qui peut être amélioré.


Chaque thérapeute dispose de techniques d'accompagnement spécifiques, tant pour l'exploration que pour la transformation de soi. Et sa personnalité influe beaucoup sur sa manière de travailler et d'interagir. Chacun(e) son style. Reste à trouver celle ou celui qui vous conviendra.



Juliette CHALARD-DESCHAMPS, psychopraticienne






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